Livres C O N F E S S I O N    A N A L Y T I Q U E 
 



 





C H A T   C R E V É
A D D E N D U M
V A S E
P A P I E R   P R O P R E
C O N T R E P O I N T
C H A M B R E S
H O R I Z O N










   
Moi, cet Autre et lui.    0  /  1 = a  / 

Devant cette féminisation du monde, conséquence de sa légalisation, je me demande quel est l'intérêt d'être un homme si ce n'est d'être un porteur de chiffons !

L'être te soutient et là l'étrier.
Le design, c'est de mettre l'être sur la lettre par le matériau.

Si je pouvais vivre ma vie d'Ange, je serai au service d'une idée plus grande.
...

Passer si près de l'autre sans pouvoir lui dire : clarté, c'est vraiment la nudité même, en dedans ...
Inexplicable, cette histoire de leurre et d'illusion, de fascination et d'altérité, de reconnaissance et d'hermétisme, mais si ce mystère était expliqué, il n'y aurait plus de mystère, pas plus que d'explication qui est au cœur de ce mystère.



' Le rêve est un désir de dormir '
Sigmund Freud
L'interprétation des rêves

' Le rêve est un désir de réveil '

Jacques Lacan
La troisième - Discours de Rome
 





 











Il y a une loi terrible. Terrible ! Qui demande quelque chose. On est rarement prêt à l'entendre. Ça doit être du genre : se relever d'entre les morts. Et on ne sait pas l'heure. On ne sait pas qui va le demander, on ne sait pas quand cela va être demandé, ipso facto, délibérément individuellement dans l'étant et la raison de sa vie. On sait seulement que cela va venir. Et il faudra être prêt. Sinon …

Il n'y va pas par quatre chemins. Je rêve loin. Je suis loin dans mes rêves. Et puis : - Tu vas venir pour faire ce que je suis. Ça décape ! La toux s'acharne sur ma pomme d'Adam. Ça donne envie de fuir le tombeau ! Mais quelle vérité m'attend ? La souffrance est la première, à portée de regard et de main.
...

Faut-il savoir pour entendre, faut-il savoir pour jouer ? Dans les notes du Prélude de la première Suite pour Violoncelle de Bach, il y a une mise en façade opaque si la narration est trop solfiée. Ce savoir solfègique interdit l’interprétation. Il s'agit d'une rose comme celle d'une Cathédrale. Au soleil couchant, les rayons de lumière éclairent la nef jusqu'au cœur. C'est à l'opposé de la certitude opaque du savoir. Mais d'où vient ce rayon qui éclaire la rose ?

Elle arrive à obtenir un statut d'esclave de ses plus beaux maîtres. Ce n'est pas un problème en soi. Cela se supporte. C'est le retour qui pose question. D'ailleurs, qui elle ? La forclusion ! Et son maître et esclave : le symptôme !


 ' Je dis une fleur ! et, hors de l'oubli
où ma voix relègue aucun contour,
en tant que quelque chose d'autre
que les calices sus,
musicalement se lève,
idée même et suave,
l'absente de tous bouquets. '
 
Stéphane Mallarmé

' Avant-dire au Traité du Verbe ' de René Ghil
 





 










 

Il n'y a pas de produit du Réel. Ce que produit le réel est un i. Un imaginaire chargé d'habiller, de cacher, de masquer le petit 'a' qui lui est un produit, non pas du Réel mais de celui qui s'y confronte, qui y prend sa part et sa peine, qui y donne quelque chose. Pour le trouver, celui-là, il faut qu'il y ait un corps quelque part ! Il peut aussi se cacher au fond d'un réel qui fera exister l'impossibilité de dire qu'il s'y cache.
Ce nouage fait symptôme. C'est qu'il s'agit de séparer la loi ( du symptôme ) de la fécalité ( pour qu'il y ait un produit ).
...

Il y a des gens, non, ce ne sont pas des gens, il n'y a personne, c'est un système qui s'est payé la tête du monde à installer la forclusion sur des jouissances sexuelles. Ça la fout bien ! Pas sûr qu'il y ait un corps, c'est de la Taratata, encore moins sûr qu'il y ait quelqu'un : du spéculaire absolutiste. Ça recouvre quelque chose : le signifiant. Ça l'entame de son accès au sens. Ça le met au trou. Cette fois, c'est vraiment le trou psychique. Certainement un lieu où il n'y a personne, sauf le signifiant.



' Cela est bien dit,
répondit Candide,
mais il faut cultiver votre jardin. '  

Voltaire   1694 - 1778

Candide ou l’Optimisme - 1759






 














On recommence. On va reprendre depuis le début ce que l'on sait tout en sachant que ce que l'on ne sait pas est la solution à ce savoir omnipotent. L'idéal serait de rendre page blanche. Mais la page blanche ne se fatigue pas beaucoup. Elle ne limite pas grand chose si ce n'est elle-même. Et je désire cerner l'objet du propos. Pouvoir le prendre entre deux doigts et lui mettre les guillemets appropriés.
...

Parce qu'un visage lumineux est au seuil de mon abandon, je vous remercie pour votre promesse. Il n'y a pas de trait qui ne soit sur la feuille, et ce que je ne sais pas, c'est vous qui le savez. Quelque soit la topologie, vous en êtes carte. Pas de nuit, pas de jour, où ne se réveille l'appel qui dans son silence m'apprend à souder de l'or pour une parure d'un autre temps. Je vous remercie de m'aimer ne serait-ce qu'un instant, car pour lui j'ai vécu et de lui je vivrai. Puissé-je vous rendre autant d'amour en plus qu'incidemment vous en avez donné.


' Le statut de l'inconscient,
si fragile sur le plan ontique, est éthique. '
Jacques Lacan  -  Les 4 Principes

' Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme, … '
Arthur Rimbaud  -  Sensations
 





 











 

Je vais contrepointer, parce qu'un point, il y en a un. D'autres ont vécu dans l'illumination. Ils sont sortis du point. Ils ont absout le réel parce qu'ils se sont absout du réel. Ils se sont mis hors-jeu et ils ont écrit ce qu'ils ont vu et donné ce qu'ils ont cru. Quelque chose de plus grand qu'eux même a réussi à les prendre au jeu. Et ils ont marché jusqu'à se donner dans la cause. Leur cause n'est ni fanatique ni hypnotique. Elle est détachée et elle se détache pour être offerte à qui veut l'entendre. C'est Moïse, Hölderlin, Lacan, Spinoza, Galilée, … Comme eux, avec eux.
...

Reste à conclure, sans décrocher la face du monde. Ne pas oublier un seul instant que Le Père tout comme La Femme, cela se barre en tant que non existence ou en tant qu'affirmation du déni de la castration. Barrons-en l'article, cela suffira à la confusion débandante ! Cela posé, depuis le temps que le furet court, l'être se passe du monde mais difficilement de sa face. Donc, nous voilà liés à sa représentation. Et il nous reste, en l'incarnation de l'Autre, et de son désir en Lui, de nous mettre sur un chemin de transfiguration. J'en suis délégué de sa discrétion.


' La liberté,
seuls ceux qui savent l'avoir perdue,

la possèdent … '  

Jacques Lusseyran
Et la lumière fût






 














Chambres. La chambre, c'est qu'il faut sortir le signifiant. C'est un devoir. Mais pour le sortir, il faut qu'il y soit mis, n'est-ce pas ? C'est là où commence le travail. On entre dans les douleurs. Une manière de se poser les questions pour que cela soit posé, avec les emmerdes qui sont consensuelles. C'est exactement cela qu'il faut pour arriver à se mettre en question, à se mettre dans le sens du signifiant : laisser le pollué où il est et devenir la question même, en conscience de son objet. Mais pourquoi est-ce tellement difficile ? Pourquoi vit-on dans l'horrible ? Pourquoi y aurait-il un pourquoi ? On ne désire que ce qui manque, voilà la cause à signifier.
...

Toucher au symptôme, ça a un prix.
Ce qui est demandé : absoudre quelque chose, à la fois en soi et en l'autre. C'est immense, non ?

Pourquoi alors, intégrer un peu de mort donne-t-il la vie ? Est-ce un vaccin psychique ? Non, mieux, structurel ? En quoi cette mort du moi dans l'autre ou de l'Autre en soi est-elle constitutive d'une structure de développement psychique et de droit à l'être au Nom-du-Père ?


' L'étoile a pleuré rose au cœur de tes oreilles
Et l'homme saigné noir à ton flanc souverain. '
Arthur Rimbaud

' Et laissez à l'amour conserver par pitié
De ce tout désuni la plus digne moitié. '
Pierre Corneille   Œdipe - 1659






 













Maintenant que j'ai la cage sur le dos, il s'agît de viser l'horizon. Ce ne sera pas différent. Cela sera justement comme avant, mais au lieu d'être forcé à délirer et dépressionner dans le hors-jeu, je serai conscient d'une soumission à la Cage aux Nymphes, de la porter comme une coquille d'escargot, et de baver un ruban luisant sur la route à la vitesse d'une croisière transatlantique pour amphibiens.
...

Sans voir la fin de cette histoire, y a-t-il autre chose à désirer que le bonheur de l'autre ? Sortir l'épée de la fonte serait prendre corps ailleurs. Ce hors lieu et champ demande action constante et conversion soutenue. Est-ce de sortir du moi, puis de sortir de l'autre, pour de ce feu entretenu, entrer dans l'entendement du deuil l'un à l'autre, promesse d'un pays de l'ailleurs, entendu comme signe et ressenti comme tel.

Sur la blessure, le plus beau des tulles est le rien, mais il va sans dire qu’un maître mot est lettré.


' Devenir par grâce
ce que Dieu est par nature. '
Maître Eckhart   1260-1327
Sermon 86 sur Marthe et Marie

' Pour l'arc, le nom, c'est la vie
et l'œuvre, c'est la mort. '
Héraclite Éphèse 550 - 480 av.JC






 

Livres disponibles en format A6 : 10 x 14,8 cm  -  60 p  -  Reliure grecquée, collée  -  Couverture plexiglas
Ensemble sous chemise cartonnée  -  9 aquarelles par livre  -  Exemplaires numérotés








Livres

Plan du Site

© 
AW  2016
Haut de Page

Contact